Dans l'effervescence de 1789, alors qu'une nation s'affirme au Jeu de paume, l'Assemblée nationale invente une incrimination. Calquée sur la traditionnelle lèse-majesté comme pour mieux marquer le transfert de souveraineté, la « lèse-nation » cherche à protéger la Révolution et ses nouvelles valeurs. Elle réprime les adversaires tenus pour des « ennemis ». Elle dit aussi ce qu'est la nation. Épousant les craintes successives du régime naissant, elle devient l'une des principales armes pénales des débuts de la Révolution.
Alors que l’attention se porte le plus souvent sur les pratiques de la Terreur, Jean-Christophe Gaven nous invite à découvrir une phase fondatrice et peu explorée de l’histoire de la justice politique révolutionnaire. En s’appuyant sur les archives judiciaires et parlementaires des affaires discutées, et parfois jugées, au titre de la lèse-nation, il met en lumière une expérience judiciaire et politique marquée à la fois par les impératifs de protection des nouvelles institutions – assimilée à la défense de la nation – et par les aspirations libérales et légalistes du jeune régime – attachées, elles, à la reconnaissance des droits individuels, y compris ceux des accusés politiques.
Une médecine mutualiste de transformation sociale à l'épreuve de son tournant « lucratif »
Benoît CARINI-BELLON
Les centres municipaux de santé : au coeur des politiques locales et de leurs tensions
Igor MARTINACHE
Soigner les « exclus » dans les centres et réseaux de santé
Mauricio ARANDA
Lutter contre le tabagisme des jeunes. Des associations aux prises d’un pilotage national cadrant
Caroline ARNAL, Capucine BEAUMEL, Lucie ÉTIENNE , Marion LE TYRANT
Les personnes âgées face aux inégalités dans la recherche en cancérologie
Annick TIJOU TRAORÉ et Béa trice JACQUES
Collaboration d’une sociologue au sein d’une association de médecins libéraux
Caroline DE PAUW