Politologues, diplomates, juristes, historiens, philosophes, français et internationaux, analysent les nouvelles réalités de la guerre, de la lutte contre le terrorisme, de la légitimité internationale, du problème de la fin et des moyens. Lire la suite
À peine la menace de la troisième guerre mondiale s'est-elle éloignée avec la fin de la guerre froide que la violence a refait surface sous différentes formes : guerre civile, nettoyage ethnique, génocide, hyperterrorisme.
Faut-il opposer la violence à la violence ? Quand, comment, au nom de quoi ?
Des auteurs internationaux,tous reconnus dans leur domaine, s’efforcent de répondre à ces questions capitales. Ils analysent la notion de moralité du recours à la force à travers la doctrine de la guerre juste etson application éventuelle aux interventions humanitaires et à la construction de la paix. Puis ils abordent la question du contre-terrorisme et de ses rapports à la guerre sur un plan historique et opérationnel, avant de débattre du problème de la légitimité internationale et des normes qui la régissent.
Cette édition s’enrichit des leçons que tire le général Desportes sur les guerres d’Irak et d’Afghanistan, qui annoncent un probable déclin desinterventions occidentales ; d’une comparaison de Gilles Andréani entre les interventions au Kosovo et en Libye ; et d’une postface de Pierre Hassner soulignant les ambiguïtés stratégiques, politiques et morales qui caractérisent les actions, les institutions et les évolutions mondiales actuelles.
Introduction
Chapitre 1 – Droit et contestation, des relations ambivalentes
Le droit, un frein à la contestation ?
Contester par le droit, une illusion ?
Retourner le droit contre l'État, une forme de lutte
Le droit comme forme de mobilisation : un nouveau regard des sciences sociales
Chapitre 2 – Les avocats, défenseurs des libertés ?
Les légistes dans le jeu démocratique
« La République des avocats » : une histoire française
Le barreau politique
Un engagement politique des avocats à relativiser
Chapitre 3 – La justice comme arène, une tradition subversive
Des luttes anticoloniales à la théorisation de la défense de rupture
Les effets de 68 sur le monde du droit en France
La création d’un syndicalisme judiciaire
Le développement de pratiques alternatives du droit au service des luttes
Vers un cadre d’analyse unifié des engagements politiques du droit ?
Chapitre 4 – Le droit : un pouvoir transhistorique et transnational ?
La légitimité du droit
La contestation par le droit comme légitimation d’un régime injuste ?
Droit et transitions politiques : le tournant de la seconde guerre mondiale
Le droit : une arme politique rétroactive ?
Le droit pénal international : une arme dissuasive ?
Conclusion – Éclatement des normes, éclatement des luttes
Bibliographie